Le secteur TIC

L’évolution technologique a permis à une société de se développer tant en matière d’échange, de communication, que de partage de connaissance. Les NTIC composées de plusieurs éléments dérivants du concept numérique ont beaucoup influencé le développement de la société malagasy. Non seulement le TIC est un processus interactif, permettant de concilier deux faits ou objets, du fait qu’il ne peut faire deux actions inverses comme la codification et la décodification .On est donc obligé de suivre une hiérarchie qui se présente la plupart du temps ennuyante et produit des effets non souhaitables par rapport aux résultats attendus. Il est aussi générateur d’idée, de création qui est nécessaire à la production de nouvelles valeurs ajoutées.

REALITE DU SECTEUR TIC A MADAGASCAR

Lors de la libéralisation du secteur télécommunication en 1997, on a constaté un essor considérable au niveau de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication notamment les mobiles, l’Internet, la transmission des données par VAST. Depuis cette date, d’autres applications classiques ont associés de nouveaux services. Les cinq dernières années ont été marquées par un développement inespéré du secteur. Les TICs offrent non seulement des nouveaux produits mais aussi une gamme de service qui aident et facilitent les opérateurs, acteurs, utilisateurs dans l’accomplissement de leurs tâche et activité.

ETAT DES LIEUX

Cette section essaye de montrer que le secteur TIC est l’un des secteurs, classé parmi ceux en plein développement. L’histoire, elle même a montré que les TICs jouent un rôle important dans le développement du pays. De plus, les données concernant les différents opérateurs malagasy en TIC ainsi que les données sur l’Internet reflètent le poids que le secteur joue dans la réalisation des objectifs fixés par le gouvernement. La situation et la volonté de Madagascar de s’intégrer dans une nouvelle société renforce le fait qu’on vient d’évoquer.

Historique

Le forum sur les NTIC et le développement du 05 Septembre 2002, qui s’est tenu au Panorama a mis en exergue la nécessité d’un nouveau recordage du secteur. Plusieurs critères ont été évoqués pour démontrer qu’il existe une grande lacune dans le développement du TIC. Ces lacunes ont montré la nécessité de passer à une autre étape, autrement dit d’adopter des nouvelles stratégies conformes à l’état de lieux du secteur, ainsi que l’élargissement du domaine d’accès à l’information pour toute la population. Les stratégies doivent tenir compte de l’harmonisation des différents objectifs fixés par le secteur en question.

La nécessité de s’intégrer dans une nouvelle société d’information 

L’information considérée comme étant un savoir, ne trouve pas sa véritable place dans le développement de Madagascar. Cela est dû aux problèmes d’infrastructures dans les différentes régions mais surtout l’incapacité locale de valoriser son propre savoir. Ce problème est accentué par l’évolution technologique trop rapide, qui crée la plupart du temps un fossé entre le mode rural et monde urbain. Une telle situation risque de porter atteinte à la stabilité nationale, et menace la paix, du fait qu’il y a des régions qui sont marginalisés. Des mesures appropriées à la réalité devront être prises le plus vite possible afin de réduire les inégalités rencontrées au niveau du développement des régions et d’en profiter les opportunités de la mondialisation. D’où la nécessité de se lancer dans la société d’information et de chercher les conditions nécessaires pour qu’il y a une meilleure insertion.

La connaissance de la situation des différents opérateurs est très importante pour pouvoir déterminer les actions à entreprendre, les objectifs à fixés mais aussi les stratégies adéquates pour réaliser ces objectifs et pour surmonter les obstacles que le secteur doit faire face.

Situation de l’Internet à Madagascar

Malgré le programme de Leland de L’USAID qui a été lancé comme étant un projet d’appui à l’installation d’une dizaine de fournisseurs d’accès à Internet et pour établir un nœud à faible coût destinés aux PSI Privés, on constate encore un nombre restreint du nombre des fournisseurs, ils sont seulement au nombre de quatre au départ. Actuellement, on compte sept prestataires de services qui ont l’autorisation légale. Ce sont Network’Fortnet, Orchid Systems, Gasy Online Madagascar, bureau d’architecture en système d’information et de Commission (Band). De plus, il y a aussi les outsiders qui sont des petites structures telles que BASIC ou Orchid systèmes. Leurs activités visent surtout les grosses entreprises, c’est pour cette raison que leur offre est fonction de la demande de ce denier ; et c’est gasy Online qui a été le premier à se lancer dans les connexions par carte prépayé.

Concernant la fourniture des services Internet, on remarque qu’une dizaine de prestataires de services exercent une telle activité et DATA Télécom Services ou DTS a été une jointe venture entre France câble et Radio l’opérateur national des Télécom. Ces prestataires de services sont les principales PSI dans le pays. DATA Télecom Services offre non seulement un service de communication par paquets dans dix grandes villes du pays mais des services Internet depuis 1996 via une connexion avec la France ainsi que des services à valeur ajoutée comme les vidéos. Le nombre d’abonnés Internet à Madagascar n’a cessé d’augmenter depuis 1998 jusqu’ en 2004, il est passé de 3280 à 10473, sauf en 2002, on a constaté une légère baisse de 9579 abonnés. Cela est dû à la situation économique et conjoncturelle de Madagascar qui a provoqué une crise. Les opérateurs sont satisfaits de leurs chiffres d’affaires, du fait que ce dernier a connu une hausse considérable : 1,7 millions USD en 1998 et qui est passé à 6,60 millions USD en 2004. L’année 2005 n’était pas favorable pour les opérateurs car il y a une diminution de 4,5% de leurs chiffres d’affaires.

Les opérateurs de réseaux sont au nombre de huit. Ils sont tous titulaires de licence, quatre d’entre eux se lancent dans des téléphonies (fixes ou mobiles).Voyons maintenant la situation actuelle des acteurs : la grande partie des utilisateurs sont des entreprises et ont recours à des connexion permanentes soit par Vast par Bu ou par Lille réseau Internet.

Concernant les opérateurs en téléphonie fixe

On compte actuellement deux opérateurs en téléphonie fixe. Ce sont TELMA et GULFSAT Téléphonie. Le premier est une société anonyme qui a été crée en 1994 dont 68% de ses actions sont détenues par Distacom Malagasy Limited. Il mettra essentiellement à la disposition de sa clientèle une large gamme de services comme la téléphonie fixe, les services de Télex, les services de télégraphie, les services de revente de capacité y compris le fourniture de lignes et circuit louées ou spécialisées, le service Publiphone, la location, l’installation et l’entretien des matériels et équipements de communication, la fourniture de réseau à usage privé à des tiers. Depuis le début du mois de Décembre 2006, il s’est lancé dans la téléphonie mobile. Le second opérateur opte pour la desserte des localités enclavées, qui sont au nombre de 11 dont Ankazobe, Bealanana, Belo/tsiribihana, Fandriana Mananara,Mandritsara, Maroantsetra, Sakaraha, Tsaratanana, Vaingaindrano .

Pour l’ensemble, d’une part, le nombre d ‘abonné a connu un accroissement considérable pendant huit ans, il est aller de 44471 à 54159 d’abonnés. Cela est dû grâce la diversification des services offertes qui répond aux attentes de la clientèle. D’ autre part, le nombre de lignes que ce soit pour la téléphonie fixe que pour les Publiphones a augmenté. A part une hausse relative du nombre d’abonné en téléphonie fixe et du nombre de ligne, on a constaté une augmentation des chiffres d’affaires qui est passé de 40,7millions USD en 1998 à 61,35millions en 2003. Ce chiffre a connu une baisse de 38014, faute de l’entrée en vigueur des téléphones portables, qui est devenu de plus en plus praticable.

Concernant les opérateurs en téléphonie mobile 

Les opérateurs en téléphonie mobile sont aujourd’hui au nombre de quatre dont l’Intercel Madagascar, l’Orange et le Madacom qu’on appelle également Distacom et qui est devenu Celtel Madagascar depuis le mois de Juillet et Telma qui a débuté cette activité depuis le mois de Décembre. L’Intercel a été le premier opérateur cellulaire qui a obtenu l’autorisation pour l’exploitation de la téléphonie cellulaire à Madagascar en1994. Survient ensuite l’Orange Madagascar qui a décroché sa licence en téléphonie cellulaire en Octobre 1996 puis Madacom une des filiales de Distacom l’a obtenu la mienne en Juin 1997 et enfin TELMA s’est lancé dans cette activité le mois de Décembre dernier. Les deux opérateurs (Orange et Celtel Madagascar) se lancent dans l’adoption de téléphonie cellulaire en norme GSM. L’année précédente, ils ont tous les deux renouvelés leurs licences pour une durée e dix ans et ont obtenu l’autorisation pour l’utilisation des bandes de fréquences commune le 9514Mhz pour la bande de 900Mhz … La proportion de la population ayant accès à la téléphonie mobile peut être évalué à partir du nombre d’abonnés de chaque opérateur existant. Le cas de la téléphonie mobile est très spéciale par rapport aux autres services, parce qu’il n’a jamais connu de baisse en terme d’abonné et même au niveau du chiffre d’affaires. Le nombre d’abonné a augmenté à peu près de 40% pendant 8 ans, tandis que le chiffre d’affaires est passé de 11,8 millions USD en 1998 à 61,74 millions USD en 2004 soit un accroissement de 4,25%. Les tableaux ci-dessous montre le nombre d’abonnés, le nombre de lignes et le chiffre d’affaires respectives du service fixe et du service mobile pendant les sept dernières années.

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Table des matières

INTRODUCTION
PARTIE I :REALITE DU SECTEUR TIC A MADAGASCAR
SECTION 1 :ETAT DES LIEUX
1-1-Historique
1-2- La nécessité de s’intégrer dans une nouvelle société d’information
1-3- Situation de l’Internet à Madagascar
1-3-1-Concernant les opérateurs en téléphonie fixe
1-3-2-Concernant les opérateurs en téléphonie mobile
1-3-3- Au niveau des ventes et d’installations de matérielles de télécommunication
1-4- Un contexte favorable pour Madagascar
1-4-1- Au niveau international
1-4-2- Au niveau régional
SECTION 2 :L’ENVIRONNEMENT DU SECTEUR
2-1- Les problèmes relatifs à la réglementation et la législation
2-2- Une fiscalité contraignante pour le secteur
2-3- Problèmes d’infrastructures
SECTION 3: LES POINTS FAIBLES DU SECTEUR
3-1- Une marginalisation au niveau de l’appropriation
3-2- Au niveau de l’administration
3-3- L’absence de contenus adéquats qui répond aux besoins de la population
3-4- Une risque qui porte atteinte à la paix nationale
3-5- Le coût d’accès et d’usage des équipements TIC élevé
3-6- L’absence des stratégies bien exprimées
SECTION 4 :LES POINTS FORTS DU SECTEUR
4-1- Un accroissement des investissements grâce à l’intégration régionale
4-2- L’universalisation des informations
4-3- Une capacité humaine à exploiter
4-4- Un nouveau créneau d’activité
SECTION 5 :LES STRATEGIES DE LA POLITIQUE
5-1- Conception et élaboration de la politique nationale
5-2-Role primordiale de tous les acteurs économiques et les membres du CAES
5-3- Une volonté commune d’être au position de leader
5-4- Les axes stratégiques
5-4-1 Axe stratégique 01: le développement des infrastructures
5-4-2- Axe stratégique 02: la promotion du développement des contenus
5-4-3- Axe stratégique 03 :le renforcement des capacités
5-4-4- Axe stratégique 04: la reforme du cadre réglementaire
5-5-5-Axe stratégique 05 :le développement de l’entreprenariat
PARTIE II :APPLICATION DES STRATEGIES ET PERSPECTIVES POUR LE SECTEUR
SECTION 1 :ETAT DES LIEUX DE LA SITUATION DE MADAGASCAR ET LES PROGRAMMES D’ACTIONS
1-1 Etat des lieux de la situation de Madagascar
1-1-1 Sur le plan économique
1-1-2- Sur le plan politique et institutionnel
1-2 Les programmes d’actions
1-2-1 Les programmes de mise en œuvre de la PNTIC
1-2-2 Les programmes d’action du MTPC
SECTION 2 :LES PRINCIPALES RÉALISATIONS
2-1 Au sein du ministère des travaux publics
2-2 Au sein du Ministère de Poste et Télécommunication
2-3 Au sein du Ministère de l’Education National et de la Recherche Scientifique
2-4 Au sein de l’environnement économique
SECTION 3 :UN PROBLÈME DE CHOIX DES TICS A MADAGASCAR
3-1 Concernant le choix de la définition
3-2 Concernant leurs finalités
3-2-1 Apport des TICs dans la prise de décision
3-2-2 Apport des TICs en matière d’arrangement contractuel et organisationnel
SECTION 3 :LES DETERMINANTS DES TICs
3-1- Les facteurs de résistance au changement organisationnel
3-2- Les conditions nécessaires pour un meilleur résultat de la diffusion des TICs
3-3- L’apport des TICS au niveau organisationnel et sur les principes de coordination
3-3-1-Au niveau organisationnel
3-3-2-Sur les principes de coordination
SECTION 5: RECOMMANDATIONS ET PERPECTIVES
5-1- La nécessité d’une forte implication de toutes les parties prenantes
5-1-1- Le gouvernement
5-1-2- Le secteur privé
5-1-3- L’OSC
5-1-4- Les institutions internationales et partenaires
5-2- Les infrastructures de liaisons :Une condition nécessaire pour un meilleur développement du TIC
5-3-Disposer l’information à la portée de tous (un accès universel)
5-4- La nécessité de renforcer les compétences et les capacités
5-5-Produire des contenus compatibles à sa situation
5-6 Le rôle du secteur TIC dans la réalisation des objectifs du développement
5-6-1-Sur le plan social
5-6-2-Sur le plan économique
CONCLUSION
ANNEXES
BIBLIOGRAPHIE

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