Anatomie des testicules et voies spermatiques

Anatomie des testicules et voies spermatiques

Prise en charge thérapeutique:

Le traitement avait comme but d’offrir le maximum de chances au patient afin de conserver ses testicules et ses voies séminales.

Traitement médical:
Le traitement était conservateur chez 7 patients, consistant en un repos au lit, suspensoir, antalgique et anti-inflammatoire. Avec surveillance échographique.

Traitement chirurgical:
Technique chirurgicale
Le traitement chirurgical a consisté en une scrototomie exploratrice. Après préparation du champ opératoire (rasage et toilette locale avec un antiseptique), le patient est installé en décubitus dorsal sous rachianesthésie ou anesthésie générale. On réalise une scrototomie transverse sur la bourse traumatique. On ouvre les différents plans jusqu’à la vaginale testiculaire. Puis on ouvre la vaginale. On énuclé le testicule et on fait le bilan des lésions. Tous les tissus nécrotiques étaient excisés : on peut être amené à réaliser une orchidectomie partielle. La fermeture se fera plan par plan, souvent sur un drain (type lame de Delbet) laissé dans la vaginale testiculaire.

Evolution ; complications :

Les suites immédiates étaient simples dans tous les cas. Cependant l’évolution était marquée par la survenue d’une atrophie testiculaire chez deux des 5 patients ayant eu une résection de la pulpe testiculaire et chez deux autres qui avaient une hématocèle. 3 cas de douleurs testiculaires résiduelles ont été noté. Tous les patients ont été perdus de vue après les premières consulations de controle, et vu les changements de coordonnées de nos patients nous n’avons pas pu obtenir d’autres informations sur leur évolution, en particulier vis-à-vis de leur fértilité.

Les automutilations génitales:

Du 1er Janvier 2002 au 31 0ctobre 2011 ; on a recensé 4 cas d’automutilations des OGEM colligés dans notre service, et un cas de section de verge par agression.

Les automutilations:

1 ère cas:
Il s’agissait d’un patient âgé de 27 ans, suivi depuis deux ans pour une schizophrénie, et détenue dans une structure pénitentiaire pour homicide. Admis aux urgences dans un état de choc hémorragique sur une amputation totale du pénis à sa racine par un objet tranchant. L’examen clinique trouvait un patient calme avec des propos incohérents, mais “conscient” de son acte,. Après remplissage vasculaire et avis psychiatrique, le patient a été conduit au bloc opératoire et a bénéficié d’une hémostase au vicryl 3/0 sur les corps caverneux avec une urétrostomie cutané sur une sonde foley ch 16. Les suites du geste étaient simples, et la prise en charge psychiatrique a permis de stabiliser l’état mental du patient.

2 ème cas:
Il s’agissait d’un patient âgé de 65 ans, avec antécédent de dysfonction érectile non suivie. Admis au service pour une amputation complète de la verge à sa racine dans le cadre d’une automutilation. L’exploration chirurgicale en urgence trouve une section nette de tout le pénis et le geste a consisté en une hémostase des 2 corps caverneux avec urétérostomie périnéale. Les psychiatres ont poussé leurs investigations à la recherche de trouble psychiatrique dissociatif pouvant expliquer le geste.

3ème cas:
Il s’agissait d’un patient âgé de 54 ans connu alcoolique chronique avec des troubles psychiatriques. Il s’était présenté aux urgences pour une tentative de castration testiculaire. A l’examen clinique on avait constaté de multiples plaies scrotales droites, plaie au niveau du cordon spermatique droit, issu du testicule droit avec aspect bleuâtre et plaie au niveau de la verge. L’exploration chirurgicale avait montré un cordon spermatique droit totalement sectionné avec ouverture de l’albuginée du corps caverneux gauche. On avait réalisé une orchidectomie droite avec suture de l’albuginée du corps caverneux. Une prise en charge psychiatrique était assurée pour le patient en post-opératoire.

4 ème cas:
Il s’agissait d’un patient âgé de 25 ans connu schizophrénique sans suivi psychiatrique correcte qui s’était présenté aux urgences pour une tentative d’automutilation génitale par une lame à raser. A l’examen clinique on avait objectivé une plaie scrotale droite intéressant le plan cutané, le dartos et la vaginale testiculaire mesurant 8cm/1cm. Le geste chirurgical avait consisté en une suture des trois plans: vaginale, dartos et peau. Le patient était déclaré sortant sous antibiotiques et antalagiques, une prise en charge psychiatrique était assurée par la suite.

Traumatismes des OGEM par morsure d’animaux:

Nous rapportons, 3 cas de traumatismes des OGEM, causées par morsure d’animaux; 2 patients étaient victimes de morsure de chien, l’autre patient était victime d’une morsure de mulet, occasionnant chez lui un traumatisme grave des OGEM avec amputation totale du pénis et de tous l’urètre antérieur.

Il s’agissait d’un patient âgé de 38 ans, sans antécédents pathologiques particuliers. Admis aux urgences pour un arrachement total de la verge et de tous l’urètre antérieur suite à une morsure de mulet. Le patient était en bonne état hémodynamique; malgré les saignements importants rapportés par sa famille. A l’examen clinique: le traumatisme scrotal était classé comme grade II selon AAS, le traumatisme de la verge a été classé comme grade V selon la même échelle. L’antibioprophylaxie intaraveineuse à la base de l’ampicilline et le sulbactam a été administrée. Une prevention antitétetanique et antirabique a été faite. Après lavage soigneux de la plaie avec du sérum physiologique et des solutions antiseptiques, le patient avait eu une échographie scrotale qui était sans anomalie. Le patient avait bénéficié en urgence d’une exploration chirurgicale qui a objectivé une désinsertion complète des corps érectiles de leurs racines, avec section de l’urètre au niveau de sa partie membraneuse, et un hématome périnéale important. Un hématocèle droit était objectivé, cependant les testicules et les annexes étaient sans anomalie. Après un cathétérisme de l’urètre à sa partie membraneuse par une sonde de Foley, Le geste chirurgicale avait d’abord consisté en une hémostase soigneuse et une cystostomie à minima, la plaie scrotale a été suturée, on a posé des lame de Delbet. Le parage et l’excision des tissus nécrosés étaient une étape importante et une phalloplastie a été réalisée à partir du reste de la peau pénienne et un lambeau scrotal, cependant dans un deuxième temps une phalloplastie finale, sera effectuée avec un lambeau inguinal. Les lames de Delbet avaient été retirés le deuxième jour en postopératoire et le patient a été libéré le septième jour en postopératoire, une antibiothérapie à large spectre et analgésiques ont été maintenus pendant 7 jours. Un soutien psychologique a été fournie au patient par des consultations psychiatriques. Un second geste est programmé pour réaliser une perineostomie définitive .

Fracture des corps caverneux:

Epidémiologie:

C’est une pathologie rare. La plus grande série rapportée dans la littérature concerne la série iranienne de ZARGOOSHI avec 172 cas . Seulement 185 cas avaient été rapportés jusque en 1985 . En 1991, MANSI en comptabilisait 235 dont 14 de sa série personnelle et en 1998, MYDLO en recensait 250 dans toute la littérature anglosaxone. L’incidence de cette pathologie semble donc en augmentation. Pour EKE, cela pourrait être lié à l’apparition de traitements efficaces dans la dysfonction érectile comme le sildénafil.

Statut marital :
Dans notre série, nous avons constaté que 83 % des patients sont célibataires et 17 % sont mariés, constat similaire dans la plupart des grandes publications mondiales . Ceci, peut être expliqué par l’augmentation de l’incidence des pratiques masturbatoires violentes parmi les jeunes, aussi par l’inexpérience sexuelle des jeunes célibataires et l’ignorance des propriétés du tissu pénien résultant du manque d’accès à l’information scientifique sur les organes génitaux .

Antécédents infectieux vénériens :
Les infections sexuellement transmissibles exposeraient à des processus inflammatoires scléreux, parfois dégénératifs, des structures tissulaires urétrales et périurétrales par infiltration de voisinage, créant ainsi une prédisposition aux lésions albuginocaverno urétrales des traumatismes du pénis. Les antécédents infectieux n’ont pas été retrouvés dans les cas rapportés dans notre série.

Les examens paracliniques :
Le diagnostic de fracture des corps caverneux est essentiellement clinique. Cependant, certains examens complémentaires peuvent être utiles pour rechercher des lésions associées, pour localiser plus précisément le siège de la lésion, ou dans les cas douteux. Dans notre étude Nous nous sommes basée purement sur le contexte de survenue et de la clinique Sauf dans les cas qui consulte tardivement (3 patients) ou on a demandé une échographie .

L’échographie-Doppler : 
L’échographie est un examen non invasif et facile d’accès qui peut permettre de repérer le siège du defect de l’albuginée. La localisation précise de la rupture permet une voie d’abord chirurgicale élective et évite une exploration chirurgicale élargie inutile . Cependant, il faut connaître les limites de cet examen : les fractures de petite taille sont difficilement visibles, un volumineux hématome associé gêne l’exploration, les douleurs peuvent rendre difficile la réalisation d’un examen de qualité . Associé à l’échographie, le Doppler aide à mieux analyser les rapports entre l’hématome et les structures vasculaires avoisinantes. Il est utile pour rechercher des lésions vasculaires associées .

Les Automutilations génitales :

Les actes d’automutilation des organes génitaux externes masculins sont extrêmement rares et sont potentiellement graves par les complications urinaires ou sexuelles qu’ils peuvent entraîner . d’après une série de GREILSHEIMER et GROVES, portant sur 53 hommes qui s’étaient infligés une amputation du pénis, il s’agissait de patients psychotiques au moment de l’acte dans 87% des cas, de transsexuels ou de sujets présentant des troubles du caractère dans 13% . Dans 25% des cas, le passage à l’acte se fait sous l’emprise de l’alcool. Une amputation d’origine criminelle est également possible . comme chez notre patient qui est reçu pour une section totale de la verge par un couteau suite a une agression à caractère homosexuel.

CONCLUSION:

Les traumatismes des organes génitaux externes sont peu fréquents, cependant ces traumatismes sont potentiellement graves par les complications urinaires ou sexuelles, ainsi que Les conséquences psychologiques qu’ils peuvent entrainer. La fracture des corps caverneux est secondaire à un traumatisme direct sur un pénis en érection. Le diagnostic est essentiellement clinique, et une atteinte urétrale doit être systématiquement recherchée. Le traitement de référence est chirurgical précoce par voie élective, et les complications possibles sont les déviations péniennes, douleurs, dysfonction érectile.

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Table des matières

Introduction
Rappel anatomique
Anatomie de la verge
Organes érectiles
Corps caverneux
Corps spongieux
Gland
Enveloppes
Prépuce
Ligament suspenseur de la verge
Muscles annexes aux organes érectiles
Vascularisation de la verge
Artères
Veines
Lymphatiques
Innervation
Somatique
Végétative
Anatomie des testicules et voies spermatiques
Testicules
Spermatique
Vestiges embryonnaires
Enveloppes
Vascularisation
Artères
Veines
Lymphatiques
Patients et méthodes
Résultats et analyse
Fractures des corps caverneux
Epidémiologie
Age
Statut marital
Donnés anamnestiques
Circonstances de survenue du traumatisme
Délai de consultation
Diagnostic positif
Clinique
Paraclinique
Traitement
Traitement chirurgical
Traitement médical
Durée moyenne d’hospitalisation
Evolution
Traumatismes des bourses
Epidémiologie
Données anamnestiques
Antécédents pathologiques
Délai de consultation
Etiologies
Clinique
Données de l’imagerie
Prise en charge thérapeutique
Traitement médical
Traitement chirurgical
Durée d’hospitalisation
Evolution, complication
Automutilations génitales
Traumatismes des organes génitaux externes par morsure d’animaux. 62
Résumé
Discussion
Fracture des corps caverneux
Epidémiologie
Etiologies des ruptures des corps caverneux
Facteur prédisposant
Les causes des traumatismes
Physiopathologie
Microarchitecture du pénis
Lésions anatomiques
Diagnostic positif
Clinique
paraclinique
Traitement
But du traitement
Les moyens thérapeutiques
Résultats thérapeutiques
Traumatismes des bourses
Epidémiologie
Pathogénie
Etiologies
Anatomopathologie
Lésions du scrotum
Lésions testiculaires
Lésions des annexes
Classification
Examen clinique
Traumatisme récent
Traumatisme négligé
Examens paraclinique
L’échographie
L’IRM
Traitement
Traitement médical, surveillance
Traitement chirurgical
CAT devant traumatismes des bourses
Evolution
Complications infectieuses
Complications à long terme
Automutilations génitales
Les traumatismes des organes génitaux externes par morsure
d’animaux
Conclusion

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