Application du traitement d’image satellitaire sur l’étude de l’évolution du littoral

Le littoral est une zone de rencontre entre terre, mer et air. La largeur de la bande côtière peut atteindre une dizaine de mètres à une centaine de kilomètres. Le littoral peut se présenter sous plusieurs aspects physiques : côtes rocheuses, côtes sableuses et côtes meubles. Madagascar, considéré comme une île continent, présente une zone littorale représentant plus de 51% du territoire et plus de 5 300 km de linéaire côtier (CREAM, 2013). Ainsi la région de Menabe est une zone côtière ayant un littoral d’environ 350 km de long dans la partie du moyen Ouest de Madagascar. Comme le cas de la plupart des littoraux à Madagascar, des menaces pesant sur l’environnement et surtout le problème de l’érosion côtière peuvent affecter la zone littorale, la région Menabe n’y échappe pas. C’est dans ce contexte que se pose la problématique de ce mémoire : qu’en est-il du littoral de la région de Menabe ?

CONTEXTE GEOGRAPHIQUE

La Région de Menabe se situe dans une zone côtière du long du canal de Mozambique (Figure 1). Elle se situe entre 20°18’ de latitude Sud et 44°16’ de longitude Est. Au Nord, elle se délimite administrativement, par la Région de Melaky; à l’Est par les Régions de Bongolava et de Vakinankaratra ; au Sud- Est par la Région d’Amoron’i Mania et au Sud par la Région d’Atsimo Andrefana. La Région est administrativement composée de cinq (5) Districts : le district de Morondava, Mahabo, Belo sur Tsiribihina, Miandrivazo et Manja et par cinquante et une (51) Communes dont deux (2) Communes Urbaines (CU de Morondava et CU de Mahabo) sur une superficie de 48860 km2 . Morondava, le chef-lieu de district est situé à 646,1 km de la capitale. Il est relié à celle-ci par la RN 7 jusqu’à Antsirabe, de là, par la RN 34 jusqu’à Malaimbandy, et de Malaimbandy à Morondava, par la RN 35.

CONTEXTE GEOLOGIQUE

La région Menabe se situe dans le bassin de Morondava qui est constitué par des couches sédimentaires en discordantes sur le socle cristallin. D’après les travaux d’Alain et Al (1999), le bassin montre en surface et en subsurface les séries Karroo. L’âge de ces séries représente le Carbonifère supérieur et le Permien moyen (Sakoa), le Permien supérieur – Trias moyen (Sakamena) le Trias supérieur – Jurassique moyen (Isalo) (figure n°02).
– Le socle cristallin apparaît à la limite Est de la région avec le Bongolava
– La Sakoa est caractérisée par les calcaires marins de Vohitoliha, des argiles et grès arkosiques grossiers renfermant des bois silicifiés et de reptiles primitifs de la série rouge, des tillites et des schistes noirs de la série Glacière.
– La Sakamena est marqué par des grès fins, tendres à stratification oblique et argiles rouges bariolées ; des formations marines et lagunaires formées d’argiles grises à nodules de Septaria et de lits calcaires cône in cône et des formation schisteuses plus ou moins argileuses et des grès micacés durs
– L’Isalo est caractérisé surtout par des formations argilo-gréseuses avec passage latéral à des grandes formations marines
– Le Post-Karoo, suivit du Tertiaire, commence au Jurassique par une discordance majeure d’âgé bajocien. Ces dépôts reflètent des périodes tectoniques différentes qui s’accompagnent d’une migration spatiale de subsidence d’Est en Ouest à l’origine des bassins côtier en marges passives .

CONTEXTE GEOMORPHOLOGIQUE

La Géomorphologie de la région est diversifiée. Elle présente des massifs, des plateaux, des plaines et des zones côtières :
– Les massifs : deux massifs sont présents dans la région à savoir le Massif du Bongolava (point culminant : 1342 m, entre Ankavandrakely et Tsiroanomandidy), le massif du Makay (point culminant : 1 034 m à Andranomita).
– Les plateaux de Bemaraha et de Besabora. Ce sont des vastes plaines en hauteur, zones agro-pastorales à cheval sur les districts de Belo-sur-Tsiribihina et de Miandrivazo du Nord au Sud, se prolongeant vers le Sud pour rejoindre Besabora en plein milieu du district de Mahabo via Malaimbandy.

CONTEXTE HYDROLOGIQUE

LES RIVIERES 

Une rivière est un cours d’eau au débit moyen à modéré (supérieur à 2 m3/s), recevant des affluents et qui se jette dans une autre rivière ou dans un fleuve. Les principales rivières de la région, du Nord vers le Sud, sont : (figure n°5):
– Le Manambolo prend naissance dans le massif de Bongolava, traverse toute la partie Nord de Miandrivazo, pour atteindre le plateau de Bemaraha.Il sépare la Région Menabe de celle de Melaky, et trouve son embouchure dans la partie Nord de Belo-sur-Tsiribihina ;
– Le Tsiribihina (grossi de la Mania, de Sakeny et de la Mahajilo) prend également sa source du massif de Bongolava, débouche dans la commune de Miandrivazo, au niveau du chef-lieu de la commune d’Ankotrofotsy (pont de la Mania). Il traverse et arrose une plaine très riche et connue mondialement pour la production de haricot, pour alimenter le lac de Betsiriry,. Il continue sa course sur le plateau de Bemaraha et prolonge son trajet dans le district de Belo-sur-Tsiribihina, laissant de part et d’autre d’immenses plaines arrosées par plusieurs lacs, (lacs Andranomena, Hima, Serinamo) et se disperse dans la vaste mangrove d’Andimaka, au Nord de la ville de Belo-sur-Tsiribihina, avant de rejoindre le Canal de Mozambique ;
– La Morondava prend sa source dans le massif de Makay, arrose la partie centrale du district de Mahabo, continue son trajet dans le district de Morondava, presque en parallèle à la Route Nationale 35 ; de nombreux affluents tels que Sakamaly, Maroalika, Fanikay arrosent le district de Mahabo avant de se jeter dans le fleuve Morondava ; Les rivières Andrangory et Mahaniso (Mandabe), fonctionnelles depuis leur source jusqu’au niveau de la commune de Befasy (sauf à la saison pluvieuse exceptionnellement). Laompolo, Maintitapaka et Tsianihy collectent les eaux de ruissellement de bassins versants du Massif de Makay avant de se diriger vers la mer. La rivière Ianandrano, seule, déverse son eau dans le fleuve Mangoky pour continuer sa course vers la mer. Enfin, le fleuve Mangoky, arrose toute la partie Sudest du district de Manja.

LES LACS (ZONES HUMIDES) 

Un lac est une zone humide, généralement défini comme une accumulation d’eau dans une dépression ou sur un sol généralement imperméable à l’intérieur des continents. Il est considéré comme une eau stagnante du fait de sa vitesse d’écoulement très faible. Il est plutôt plus grand et plus profond qu’un étang, lequel est plus grand et plus profond qu’une mare Les principaux lacs se trouvent sur le Betsiriry et le long du fleuve Tsiribihina : Betsiaky (Anosimena), Anketrevo, Asonjo (Anosimanitsy, Ankotrofotsy), Andranomena (Ankalalobe), Andranomena (Begidro), Hima (Amboloandro), Kimanomby (Andranomandeha, Ambohibary), Iboboka, Saririaka (Masoarivo). Les mangroves sont des formations forestières littorales, propres aux rivages vaseux et aux estuaires des régions tropicales et parfois subtropicales. Elles protègent le littoral contre l’érosion marine par la présence des palétuviers qui fixent le sol et par la réduction de l’énergie de la houle. Elles protègent également le large et les récifs coralliens contre les pollutions venant de l’intérieur par la capture des sédiments.

LES ESTUAIRES

Un estuaire est la partie terminale d’un fleuve sur une mer ouverte et où prédominent les marées. Un seul estuaire est présent dans la région qui est l’estuaire de la Tsiribihina.

FORMATION VEGETALE

La formation végétale de la région se distingue par la présence abondante de savane, due notamment par la similarité de l’altitude. Du littoral vers l’intérieur du pays, on rencontre des :
– forêt de palétuviers et/ou de plantes épineuses; caractéristiques des littoraux tropicaux, il constitue les mangroves ;
– forêt dense et sèche caducifoliée ou tropophile de l’Ouest de Madagascar. Cette forêt est garnie de bois de construction de qualité, de bois d’ébène et des plantes médicinales (Ravimaitso du Professeur Ratsimamanga) ;
– forêt de baobab dominante entre les villes de Morondava et de Belo sur Tsiribihina (partie centrale du bassin de Morondava): les baobabs comptent parmi les arbres du monde, «les arbres à l’envers» comme on l’appelle parfois; ils peuvent vivre jusqu’à 5.000 ans. Madagascar en possède sept espèces différentes alors que l’Afrique n’en a qu’une seule. La hauteur varie de 10 à 40 m, et le diamètre peut atteindre 6 m (Sibelet, N., 2009).
– Sur les plateaux de Bemaraha et de Besabora poussent, le long des vallons, des « satrana » et des « mokoty ». Les feuilles de satrana sont utilisées comme matériaux pour toiture. Elles sont aussi utilisées comme médicament contre le mal de voyage; le tronc est utilisé comme bois de construction, de pont bâche pour l’irrigation et enfin comme bois de chauffe ;
– tous les lacs de la région sont bordés de roseaux ;
– et les massifs de Bongolava et de Makay sont quasi dénudés, résultat de la structure du sol et des feux sauvages incessants tous les ans.

Le rapport de stage ou le pfe est un document d’analyse, de synthèse et d’évaluation de votre apprentissage, c’est pour cela chatpfe.com propose le téléchargement des modèles complet de projet de fin d’étude, rapport de stage, mémoire, pfe, thèse, pour connaître la méthodologie à avoir et savoir comment construire les parties d’un projet de fin d’étude.

Table des matières

INTRODUCTION
CHAPITRE I : CONTEXTE GENERAL DE LA ZONE D’ETUDE
I.1.CONTEXTE GEOGRAPHIQUE
I.2. CONTEXTE GEOLOGIQUE
I.3. CONTEXTE GEOMORPHOLOGIQUE
I.4. CONTEXTE HYDROLOGIQUE
I.4.1. LES RIVIERES
I.4.2. LES LACS (ZONES HUMIDES)
I.4.3. LES ESTUAIRES
I.5. FORMATION VEGETALE
I.6. CONTEXTE CLIMATIQUE
I.7. CONTEXTE SOCIAL
CHAPITRE II : MATERIELS ET APPROCHES METHODOLOGIQUES
II.1. MATERIELS ET DONNEES
II.1.1. MATERIELS
II.1.2. LES DONNEES
II.2. APPROCHES METHODOLOGIQUES
II.2.1. CADRE THEORIQUE
II.2.2. CADRE PRATIQUE
CHAPITRE III : RESULTATS ET INTERPRETATIONS
III.1. RESULTATS
III.1.1. RESULTATS DE LA CLASSIFICATION D’IMAGE 2005-2010
III.1.2. RESULTATS DE LA CLASSIFICATION D’IMAGE 2010-2015
III.2. INTERPRETATION
III.2.1. INTERPRETATION DE RESULTAT DE L’IMAGE 2005 – 2010
III.2.2. INTERPRETATION DE RESULTAT DE L’IMAGE 2005 – 2010
III.3. ANALYSE DES RESULTATS
CHAPITRE IV : DISCUSSIONS ET RECOMMANDATIONS
IV.1. DISCUSSIONS
IV.1.1. DISCUSSION SUR LES METHODES
IV.1.2. DISCUSSION SUR LES RESULTATS
IV.1.3. PRINCIPAUX AGENTS RESPONSABLES DE LA DESTRUCTION DU LITORAL
IV.2. RECOMMANDATIONS
IV.2.1. GESTION INTEGREE DES ZONES COTIERES (G.I.Z.C)
IV.2.2. PROPOSITION D’AMENAGEMENTS DE LA ZONE COTIERE
CONCLUSION GENERALE

Rapport PFE, mémoire et thèse PDFTélécharger le rapport complet

Télécharger aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *