RESULTATS ET PROPOSITIONS D’AMELIORATION DE L’ENSEIGNEMNT PRIMAIRE

La population scolaire de la Commune Urbaine de Toliara constitue un ensemble qui mérite d’être étudié. Les enfants de plus de 5 ans devant suivre l’enseignement primaire représentent 30,89 % de la population. L’éducation primaire n’est pas une activité facultative ni un luxe réservé à une catégorie de personnes.

La déclaration mondiale sur l’Education pour tous affirme que : « L’enfant du XXI siècle doit avoir accès à des prestations pédagogiques de haut niveau qui soit adaptées à ses besoins, équitables et qui tiennent compte des spécificités de chaque sexe. Il faut reconnaître aussi que pour tous citoyens l’éducation de base doit être à la fois gratuite et obligatoire… Les besoins éducatifs fondamentaux … concernent aussi bien les outils d’apprentissage essentiels… que les contenus éducatifs fondamentaux… dont l’être humain a besoin pour survivre, pour développer toutes ses facultés, pour améliorer la qualité de son existence, pour prendre des décisions éclairées et pour continuer à apprendre.» .

La présentation géographique de la ville de Toliara

La ville de Toliara est une ville portuaire située dans la région Sud-ouest de Madagascar. Elle fait face au Canal de Mozambique. C’est un chef-lieu de ladite Région. Elle a été pendant longtemps le chef-lieu de la Province la plus étendue de Madagascar. Avec le découpage administratif actuel, la ville n’a plus sous sa dépendance que 9 districts, à savoir : Benenitra, Ampanihy, Ankazoabo, Morombe, Toliara I et Toliara II, Beroroha, Betioky et Sakaraha. Elle possède une superficie de 282 km². Son climat tropical semi-aride lui confère une végétation adaptée à la rareté des précipitations. Le fleuve Fiherenana arrose la plaine fluviale. Ce dernière est riche à la culture en produits vivriers tels le maïs, le manioc, la patate douce, l’haricot, le pois du cap, la canne à sucre et divers produits maraîchers. En cas de crue, cette rivière menace d’inonder toute la ville. Toliara est située à 950 km, au Sud-ouest d’Antananarivo, au terminus de la RN7, route du Sud qui traverse des paysages pittoresques. Cette ville est à10 km du Tropique du Capricorne, située à 43°41’ de longitud e Est et 23°21’ de latitude Sud. Comme limitrophe à l’Ouest, il y a le canal de Mozambique. Nous trouvons la commune rurale de Belalanda au Nord et celle de Saint- Augustin au Sud. Au Nordest est la limite communale de Mitsinjo Betanimena. Selon deux sources véhiculées par les traditions orales, les premiers habitants de Toliara sont les Vezo (Les Antandavaka) et les Masikoro (Les Tanandro). Les Vezo sont exclusivement des pêcheurs alors que les Masikoro sont essentiellement des agro-éleveurs. Par la suite, d’autres communautés s’y sont ajoutées : les Tanalana, les Mahafaly et les Antanosy. Avant 1835, Toliara ne figurait nulle part. La royauté merina avait voulu soumettre cette région mais en vain. Les envahisseurs coloniaux y sont parvenus et se sont mis à construire en 1888 la ville de Toliara. La population de cette ville est d’environ 175 937 habitants (INSTAT 2005:), composés essentiellement de Malagasy, d’Indo-pakistanais et d’une minorité de gens de différentes nationalités (Chinois, Français, Comoriens). La ville connaît actuellement un brassage ethnique remarquable. Aussi est-il difficile de déterminer d’une manière très nette les différentes communautés qui la composent. Le tiers des habitants est constitué par la population d’âge scolaire primaire. Nous comptons des dizaines de quartiers très populeux qui possèdent une, deux ou mêmes trois écoles primaires chacun. Citons entre autres les quartiers de Tsianaloke, Tanambao, Morafeno, Sanfily, Andaboly, Mahavatse, Betania, Tsimenetse, Toliara-centre …..

La description socio-économique de la ville

Personne ne peut nier que Toliara est une ville parce qu’en nombre de population, elle est la 6ème agglomération de Madagascar après Antananarivo, Antsirabe, Toamasina, Mahajanga et Fianarantsoa. Mais sur le plan de l’urbanisation, il semble que les règles ne sont pas tellement respectées. Il y a une certaine anarchie dans les constructions des bâtiments d’habitation. La construction des maisons, suite au peuplement récent dû à l’exode rural se fait dans un enchevêtrement que la commune urbaine n’arrive pas à gérer. Le traçage des routes à l’intérieur des quartiers ne suit aucune norme. Les cases en vondro occupent une grande superficie de la Commune Urbaine de Toliara. Certaines avenues considérées comme l’apanage de la ville connaissent une saleté telle que, malgré les efforts de la voirie pour les décorer de plantes vertes, elles sont devenues les dépotoirs d’ordures et un déversoir de déchets de cuisine des riverains. Toutefois, cette ville ne souffre presque de rien bien qu’elle dépende presque entièrement de l’extérieur et des alentours.

Les moyens de communication et de transport

La ville de Toliara n’est pas isolée du reste du monde. Elle est liée avec l’extérieur grâce aux moyens de transport et aux communications les plus modernes : transport aérien, transport maritime, transport terrestre, la télécommunication (Radio, Télévision, téléphone, internet….). Pour la circulation urbaine, les rues ne connaissent pas pour le moment des problèmes d’embouteillage. Les moyens de transport les plus usités sont les voitures, les vélos, les motos et les pousse-pousse. Les bus existent aussi, mais ils desservent généralement les communes avoisinantes. Beaucoup d’élèves enfourchent leurs vélos ou leurs scooters pour aller à l’école. Quelques-uns font un abonnement de pousse- pousse. Les plus nantis se servent de leur voiture. Les accidents de circulation dont les élèves peuvent être victimes sont très rares dans la ville de Toliara.

Approvisionnements et commerces

Comment la Commune urbaine de Toliara doit-elle nourrir ses 175 937 habitants, une ville qui connaît un essor démographique vertigineux ?

Les produits alimentaires
La ville de Toliara est ravitaillée en temps normal en tout ce dont elle a besoin en denrées alimentaires et en produits de première nécessité. Elle ne produit presque rien mais elle ne souffre presque de rien.
➤ Les produits frais de la mer arrivent en abondance sur les marchés de la ville en provenance des villages de pêcheurs du littoral environnant.
➤ Le riz est importé de Pakistan ou est cultivé dans le bassin du Bas Mangoky d’Ankililoaky, de Bezaha, d’Ihosy, …
➤ Les légumes et les fruits proviennent des Hautes terres centrales (Fianarantsoa, Antsirabe), de la Cote-Est, notamment de Mananjary et de Manakara, ou des environs de Toliara.
➤ Les aliments à tubercules sont cultivés dans les communes environnantes (Miary, Ambohimahavelo, …) .
➤ Les aliments à protéines dont les volailles, la viande de bœuf, la viande de porcs, de chèvres et moutons, y sont vendus en quantité, provenant de la région même. La nourriture, bien qu’elle soit si abondante à Toliara, n’est pas à la portée de toutes les bourses. Nombreuses sont les familles qui n’ont pas de quoi à manger et cette insuffisance de nourriture constitue un des handicaps majeurs de la déscolarisation à Toliara.

Les produits manufacturés
Dans la ville de Toliara sont vendus des produits manufacturés de toutes provenances. Nous pouvons trouver dans les magasins tout ce dont nous avons besoin dans la vie courante : le sucre, le savon et l’huile existent en permanence dans les épiceries ; les produits de quincaillerie, les tissus et les produits de confection, les parfumeries et cosmétiques, les marchandises de luxe, les appareillages : téléphone, radio, sono, télévision, réfrigérateurs, groupes électrogènes… .

« On insistera donc sur les relations permanentes qui se nouent entre les régions de Fianaransoa ou Tamatave, et Tulear : les fruits et légumes, les vêtements, la quincaillerie » .

Les Centres hospitaliers

La santé est indispensable pour toute la population. L’existence de centres hospitaliers est un précieux atout. Cela contribue naturellement à offrir une scolarisation et des fréquentations scolaires satisfaisantes. D’ailleurs, l’inscription d’un enfant exige la présentation d’un certificat médical. La moindre défaillance sur le plan sanitaire est vite confiée aux personnels sanitaires. La population de la Commune Urbaine de Toliara se réjouit d’avoir de bonnes infrastructures médicales avec un personnel médical compétitif pour résoudre dans de bonnes conditions les problèmes de santé. Citons ces centres : Centre hospitalier de référence régionale, Centre sanitaire scolaire, Organisations médicales (OMIT), Dispensaires (ECAR, SALFA, Betania, Mahavatse, Tanambao….), Cliniques (Saint Luc, Marie Stops, ECAR …), Cabinets dentaires (CHRR de Toliara, Ecar Andaboly, Sacré-Cœur, …), Pharmacies (Maeva, Soa, Mozambika, Sanfily, Zanatany, Tsodrano, Fiherena) et dépôt de médicaments (Don Bosco…).

Les Centres d’information, de loisirs et de cultures

La Commune urbaine de Toliara dispose de nombreux centres d’information, de loisirs et de cultures particulièrement adaptés aux élèves : les librairies, les centres de documentation, les bibliothèques (Alliance Française, DREN ) les Cyber cafés pour les informaticiens et les internautes, lieux de spectacle (Basia, Jardin de la mer…), les centres de loisir : salle de cinéma, le Centre national d’enseignement de la musique, les terrains et les complexes sportifs.

Les confessions religieuses 

L’arrivée successive de différentes catégories de population qui composent Toliara a apporté des croyances religieuses de toutes les formes et de toutes les tendances. Les Masikoro et les Vezo, reconnus comme les plus anciens peuplements, avaient déjà leurs religions ancestrales qu’une bonne partie de gens continuent actuellement de pratiquer. Elles se manifestent à travers les rites traditionnels du tromba, bilo, doany. Il semble que c’est par la pratique des ces rites de possession que se pérennisent et se manifestent les croyances anciennes des ethnies natives de la région. La colonisation a apporté la religion chrétienne, notamment à travers l’Eglise catholique romaine (ECAR) l’Eglise orthodoxe, les Eglises Réformées (l’Eglise Luthérienne, l’Eglise adventiste,….). Même l’Islam est venu s’installer à Toliara grâce aux Comoriens et aux Indiens. L’hindouisme, dont le KOHDJA et le BORHA apportés par les immigrants Indo-pakistanais, se pratique très marginalement au sein de cette communauté. Chaque congrégation religieuse marque sa présence et sa notoriété en construisant des églises, des temples et des mosquées dans différents quartiers de la ville. La propagation de la foi s’accompagne naturellement d’éducation religieuse et scolaire des enfants. Les institutions religieuses à Toliara possèdent un nombre important d’écoles primaires et de collèges classés dans la catégorie des établissements privés confessionnels.

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE : SITUATION DE LA VILLE DE TOLIARA ET DE L’ENSEINGNEMENT PRIMAIRE
CHAPITRE I : LA PRESENTATION DE LA COMMUNE URBAINE DE TOLIARA
I.1. La présentation géographique de la ville de Toliara
I.2. La description socio-économique de la ville
I.2.1. Les moyens de communication et de transport
I.2.2. Approvisionnements et commerces
I.2. 2.1.Les Produits alimentaires
I.2.2.2. Les Produits manufacturés
I.2.3. Les Centres hospitaliers
I.2.4. Les Centres d’information, de loisirs et de cultures
I.2.5. Les confessions religieuses
I.2.6. L’Enseignement Secondaire
I.2.6. La sécurité sociale
I.2.8. L’ eau et l’électricité
CHAPITRE II : LA PRESENTATION DE L’ENSEIGNEMENT PRIMAIRE
II.1. L’historique de l’enseignement à Madagascar
II.1.1. La période coloniale
II.1.2. La Première République
II.1.3. Le Deuxième République
II.1.4. La Troisième République
II.2. Les hiérarchies de l’Enseignement Primaire
II.2.1. Le Ministère de l’Education Nationale
II.2.2. La Direction Régionale de l’Education Nationale ou DREN
II.2.3. La Circonscription scolaire ou CISCO
II.2.4. Les Chef Zap
II.2.5. Les établissements scolaires
II.3. Les écoles primaires à Toliara
II.3.1. Les établissements scolaires publics
II.3.1.1. L’Ecole officielle de TOLIARA – CENTRE I
II. 3.1.2. L’Ecole officielle MAHAVATSE II
II.3.1.3. L’Ecole officielle de BESAKOA
II.3.1.4. Les Personnels enseignant dans les EPP
II.3.2. Les écoles privées
II.3.2.1. Les Ecoles Catholiques
II.3.2.2. Le Collège Luthérien
II.3.2.3. L’Ecole Adventiste
II.3.3. Les Ecoles privées non confessionnelles
II.3.3.1. Le Collège Privé Sud- Ouest (Colsudo)
II.3.3.2. Le Collège Fanantenana
II.3.3.3. Le Collège Houssen Memorial School
DEUXIEME PARTIE: CONTRAINTES SOCIO-ECONOMIQUES
CHAPITRE III :LES PROBLEMES DES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES
III.1. L’emplacement de l’école
III.3.2. L’insalubrité et le manque d’hygiène
III.3. L’infrastructure inadaptée aux conditions climatiques et aux effectifs
III.4. L’incompétence de certains enseignants
III.5. Le manque de motivation et d’intérêt des enseignants
III.6. L’insuffisance de crédit de fonctionnement pour les EPP
CHAPITRE VI : PROBLEMES DES PARENTS ET DES ENFANTS
IV.1. Le coût de scolarisation trop élevé
IV.2. Les enfants dans les tâches quotidiennes de la famille
IV.3. Les enfants dans les activités traditionnelles
IV.4. L’incompatibilité profession et manque de suivi des enfants
IV.5. Le niveau d’instruction trop bas de certains parents
IV.6. L’avenir incertain des enfants scolarisés et l’inadéquation diplôme et emploi
IV.7. Les habitudes de vie et les coutumes non favorables à la scolarisation
IV.8. Les enfants errants et abandonnés
IV.9. Le goût précoce pour les activités lucratives
V.10. Le laxisme et les indisciplines
IV.11. La prostitution juvénile
TROISIEME PARTIE : RESULTATS ET PROPOSITIONS D’AMELIORATION DE L’ENSEIGNEMNT PRIMAIRE
CHAPITRE V : LA DEPERDITION SCOLAIRE
V.1. Les enfants non-scolarisés dans la CISCO de Toliara I
V.2. L’examen et concours
V.3. Les redoublements
V.4. Les abandons scolaires dans les EPP
CHAPITRE VI : LES RÉFORMES ET LES SUGGESTIONS
VI. La nécessite des reformes
VI.2. Les reformes envisagées par l’Etat malgache
VI.3. Les propositions d’amélioration
VI.3.1 L’action à entamer par les responsables de l’Enseignement Primaire
VI.3.2. Les réhabilitations et l’entretien des environnements scolaires
VI.3.3. La formation des enseignants
VI.3.4. La dotation en mobiliers et en manuels pour la bibliothèque
VI.3.5. La responsabilisation des pouvoirs décentralisés
VI.3.6. La motivation des enseignants
VI.3.7. L’environnement scolaire
VI.3.8. La Dotation aux écoles de cantine scolaire
VI.3.9. Le suivi, le contrôle et l’inspection dans les écoles
VI.3.10. L’aide en fournitures et les manuels scolaires
VI.3.11. La responsabilisation des parents d’élèves
VI.3.12.La création de Centres d’accueil pour les enfants démunis
CONCLUSION

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