Generalites sur balanites aegyptiaca (l.) del

L’inflammation est une réaction de défense de l’organisme à divers stimuli qui peuvent être d’origine physique, chimique ou biologique (Rousselet et al., 2005). Bien qu’étant une réaction de défense de l’organisme, l’inflammation, lorsqu’elle prend des proportions importantes peut être préjudiciable. Dans l’organisme, les radicaux libres proviennent de la réduction progressive de l’oxygène. Cette cascade de réaction est appelée oxydation cellulaire. Dans les conditions normales, ces radicaux libres sont éliminés grâce à un ensemble de systèmes appelé antioxydants (Aruoma, 1998). Le stress oxydant s’installe lorsqu’il y’a un déséquilibre entre la production de radicaux libres et leur élimination. Le stress oxydant est à l’origine du vieillissement, mais il pourrait aussi être impliqué dans de nombreuses pathologies telles que le cancer, les maladies cardiovasculaires, les pathologies dégénératives du système nerveux (l’Alzheimer et le Parkinson). Dans l’inflammation, il induit la synthèse des enzymes à l’origine de la production de substances pro-inflammatoires telles que les leucotriènes, les prostaglandines et l’histamine (Pincemail et al., 1999; Mandal, 2010). La médecine moderne propose aujourd’hui des traitements pour faire face à ces différents maux. Cependant, ces médicaments en plus de leur coût élevé, présentent de nombreux effets indésirables qui nécessitent une précaution particulière lors de leur prise. A côté de ces traitements classiques, la médecine traditionnelle propose également des traitements à base de plantes qui sont surtout utilisés dans les pays en voie de développement et particulièrement en Afrique. En effet, les plantes médicinales constituent un vaste réservoir de biomolécules qui peuvent être utiles en médecine pour les besoins des populations (Newman et al., 2000). Cependant, même si les plantes ont montré leur efficacité dans la prise en charge de nombreuses pathologies, il demeure urgent de vérifier scientifiquement leur activité et leur innocuité.

GENERALITES SUR BALANITES AEGYPTIACA (L.) DEL. 

Dénominations

Synonymes

Selon Cronquist (1988), divers noms de l’espèce ont été antérieurement utilisés parmi lesquels nous avons :
– Ximenia agihalid Mill.
– Agialida aegyptiaca Adanson
– Agialida senegalensis Van Tiegh
– Agialida barteri Van Tiegh
– Agialida tombouctensis Van Tiegh

Noms vernaculaires (Raphael et al., 2012)

Arabe: lalobhidjihi
Bambara: zègènè
Haoussa: aduwa
Mooré: kéglga
Peuhl: tane tani
Sérère: modèl
Wolof: sump

Classification

Balanites aegyptiaca appartient :
❖ au règne végétal,
❖ au sous règne des embryophytes,
❖ à l’embranchement des spermaphytes,
❖ au sous embranchement des angiospermes,
❖ à la classe des eudicotylédones,
❖ à la sous classe des eurosidea,
❖ à l’ordre des sapindales,
❖ à la famille des Balanitaceae,
❖ au genre Balanites,
❖ l’espèce est Balanites aegyptiaca (L.) Del.

Balanites aegyptiaca est l’espèce la plus connue du genre Balanites (Cronquist, 1988).

Description botanique

Le port

Balanites aegyptiaca (L.) Del.est un petit arbre très épineux pouvant atteindre huit mètres de haut (figure 1). L’aspect de l’écorce varie selon l’âge de l’arbre. Elle est lisse chez le jeune plant, fissurée et crevassée chez le plant adulte. Les ramifications sont très importantes et complexes. Les épines sont fortes, droites, vertes à pointe vert clair, alternes et insérées au-dessus de l’aisselle des feuilles (Cronquist, 1988).

Les feuilles

Les feuilles sont alternes, bi-foliolées, de 1 à 7cm de long, sub-sessiles et insérées à la base des épines (figure 2). Elles sont à nervation pennée, de 5 à 9 paires de nervures secondaires peu saillantes. Ces folioles sont en majorité ovoïdes, entières, nettement nervées et de grandeur variable. Elles sont courtement pétiolées (Raphael et al., 2012).

Les fleurs 

Elles sont petites, de couleur verdâtre et sont groupées en racèmes à l’aisselle des feuilles. Les fleurs sont hermaphrodites et la floraison est sans période fixe. Le calice est formé de cinq sépales ovales et la corole de cinq pétales plus longs que les sépales et lancéolés. Il y a dix à quinze étamines insérées sur un disque charnu au centre duquel se trouve le pistil. L’inflorescence est indéterminée et comporte cinq à douze fleurs disposées sur un pédoncule pubescent de longueur variable (Cronquist, 1988).

Le fruit

Le fruit est une drupe verte devenant jaune ou rougeâtre à la maturité, de forme ovoïde et pubescente. Il mesure 3 à 4cm de long. L’épicarpe jaune et dur, est entouré d’une pulpe douce, légèrement astringente et comestible. L’épicarpe contient un noyau dur qui est aussi comestible (Raphael et al., 2012).

Répartition géographique et écologie 

Répartition géographique
Balanites aegyptiaca (L). Del. ou dattier du désert est une plante qui est retrouvée en Egypte, en Arabie, au Pakistan et en Afrique orientale, au Soudan et en Tanzanie. Elle a colonisé également le sahel et la savane de l’Afrique occidentale, c’est une espèce des zones sahéliennes et sahélo-soudaniennes. Au Sénégal, elle est rencontrée au niveau de la vallée du fleuve Sénégal, dans le Djolof, au Cayor et au Ferlo. Elle est également présente dans le Fouladou et en basse Casamance à Kédougou (Arbonnier 2002 ; Eyog et al., 2000).

Ecologie
Balanites aegyptiaca est une espèce peu exigeante quant au type de sol. On le trouve dans les sols sablonneux, rocheux, argileux et sur le bord des mares. Plante des milieux semi-arides, le dattier du désert présente une grande résistance à la sécheresse (Traoré et al., 2004).

Composition chimique

Les études phytochimiques de Balanites aegyptiaca ont révélé la présence:
✓ d’alcaloïdes que sont la N-transferuloyltyramine et la N-cis feruloyltyramine (Sarker et al., 2000),
✓ des flavonoïdes qui sont au nombre de sept. Nous avons :
• la quercetine-3-O-glucoside,
• la quercetine-3-O-rutinoside,
• l’isorhamnétine-3-O-glucoside,
• l’isorhamnétine- 3,7-diglucoside,
• l’insorhamnétine-3-O-rutinoside,
• l’isorhamnétine-3-O-rhamnogalactoside,
• l’isorhamnétine-3-glucoside (Maksoud et al., 2005) ;
✓ de saponosides que sont la balagyptine, la balanine B1 et B2 (Gnoula et al., 2007), la 6-methyldiosgénine (Hosney et al., 1992). D’après les travaux les Liu et Nakanishi, 1982; Pettit et al., 1991), nous retrouvons également les balanitines 1, 2, 3, 4, 5,6, 7 chez la plante (figure 3) ;
✓ de coumarines qui sont au nombre de trois ; le bergaptène, le furanocoumarine et la dihydrofurano-D-marmésine (Seida et al., 1981).

Balanites aegyptiaca renferme également des protéines, des sucres et des acides organiques. Trois métabolites communs que sont l’acide vanillique, l’acide syringique et le 3-hydroxy-1-(4-hydroxy-3-méthoxy)-1-propanone, ont été également isolés de l’écorce de Balanites aegyptiaca (Sarker et al., 2000).

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Table des matières

INTRODUCTION
PREMIERE PARTIE REVUE BIBLIOGRAPHIQUE
I.GENERALITES SUR BALANITES AEGYPTIACA (L.) DEL.
I.1. Dénominations
I.1.1. Synonymes
I.1.2. Noms vernaculaires
I.2. Classification
I.3. Description botanique
I.3.1. Le port
I.3.2. Les feuilles
I.3.3. Les fleurs
I.3.4. Le fruit
I.4. Répartition géographique et écologie
I.4.1. Répartition géographique
I.4.2. Ecologie
I.5. Composition chimique
I.6. Propriétés pharmacologiques
I.7. Utilisations
I.7.1. Alimentation
I.7.2. Médecine humaine
I.7.3. En médecine vétérinaire
I.7.4. En cosmétologie
II.GENERALITES SUR L’INFLAMMATION
II.1. Définition
II.2. Les mécanismes de l’inflammation
II.2.1. Phase vasculaire ou phase d’initiation
II.2.1.1. La congestion active
II.2.1.2. L’œdème inflammatoire
II.2.1.3. La diapédèse
II.2.2. Phase cellulaire ou d’amplification
II.2.3. La détersion
II.2.4. La réparation
II.3. Les médiateurs de l’inflammation
II.3.1. Les amines vaso-actives
II.3.2. Les protéases plasmatiques
II.3.2.1. Le système du complément
II.3.2.2. Le système des kinines
II.3.2.3. Le système de la coagulation
II.3.2.4. Le système de la fibrinolyse
II.3.3. Les médiateurs lipidiques
II.3.3.1. Les métabolites de l’acide arachidonique
II.3.3.2. Le facteur d’activation plaquettaire (PAF)
II.3.4. Les radicaux libres
II.3.5. Les cytokinines
II.4. Les cellules de l’inflammation
II.5. Les signes cliniques de l’inflammation
II.5.1. Les signes locaux
II.5.2. La réaction générale
II.6. Notion d’inflammation aigüe
II.7. Notion d’inflammation chronique
II.8. Le traitement de l’inflammation
II.8.1. Les anti-inflammatoires stéroïdiens (AIS)
II.8.1.1. Classification
II.8.1.1.1. Les glucocorticoïdes naturels
II.8.1.1.2. Les glucocorticoïdes de synthèse
II.8.1.2. Mode d’action
II.8.1.3. Les effets indésirables des AIS
II.8.1.4. Interactions médicamenteuses des AIS
II.8.2. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
II.8.2.1. Classification
II.8.2.2. Le mécanisme d’action
II.8.3. Les inhibiteurs des leucotriènes
II.2. Méthodes d’étude de l’inflammation
II.2.1. L’œdème de la patte de rat
II.2.2. Œdème de l’oreille induit par l’huile de croton
II.2.3. Arthrite à l’adjuvant de Freund
II.2.4. Perméabilité capillaire chez le lapin
III.GENERALITES SUR L’OXYDATION
III.1. Radicaux libres, oxydation cellulaire et stress oxydant
III.2. Conséquences biochimiques du stress oxydant
III.2.1. Les lipides
III.2.2. Action sur les protéines
III.2.3. Action sur les acides nucléiques
III.3. Systèmes de protection contre le stress oxydant
III.3.1. Systèmes antioxydants endogènes
III.3.1.1.Systèmes enzymatiques
III.3.1.2. Systèmes non-enzymatiques
III.3.2. Systèmes antioxydants exogènes
III.3.2.1. Les vitamines
III.4. Détermination de l’activité antioxydante
DEUXIEME PARTIE ETUDES EXPERIMENTALES
I. Objectif
II. Cadre de l’étude
III. MATERIEL ET METHODES
III.1. Matériel et réactifs
III.1.1. Matériel
III.1.1.1. Matériel végétal
III.1.1.2. Animaux utilisés
III.1.1.3. Matériel de laboratoire
III.1.1.4. Solvants et réactifs
III.2. Méthodes d’étude
III.2.1. Extraction
III.2.2. Etude phytochimique
III.2.2.1. Réactions générales de caractérisation
III.2.2.1.1. Recherche de saponosides
III.2.2.1.2. Recherche de tanins
III.2.2.1.2.1. Mise en évidence des tanins
III.2.2.1.2.1.1. Extraction
III.2.2.1.2.1.2. Réaction générale de caractérisation des tanins
III.2.2.1.2.1.3. Différenciation des tanins
III.2.2.1.3. Recherche de flavonoïdes
III.2.2.1.3.1. Extraction
III.2.2.1.3.2. Réaction générale de caractérisation
III.2.2.1.4. Recherche de dérivés anthracéniques
III.2.2.5. Recherche d’hétérosides cardiotoniques
III.2.2.6. Recherche d’alcaloïdes
III.2.2.6.1. Extraction
III.2.3.6. 2. Réaction de caractérisation
III.3.2. Identification des composés chimiques par
chromatographie sur couche mince
III.3. Evaluation de l’activité anti-inflammatoire
III.3.1. Description de l’appareillage
III.3.2. Mode opératoire
III.3.3. Protocole
III.4. Activité antioxydante
III.4.1. Protocole opératoire de la méthode au DPPH
III.4.2. Expression des résultats
III.5. Analyses statistiques
IV. RESULTATS
IV.1. Extraction
IV.2. Etude phytochimique
IV.2.1. Caractérisation générale
IV.2.2. Chromatographie sur couche mince
IV.2.2.1. Recherche des tanins
IV.2.2.2. Recherche des saponosides
IV.2.2.3. Recherche des flavonoïdes
IV.3. Activité anti-inflammatoire
IV.3.1. Evaluation de l’œdème induit par la carraghénine
IV.3.2. Evaluation du pourcentage d’inhibition de l’œdème induit par la carraghénine chez le rat
IV.4. Activité antioxydante
IV.4.1. Pourcentages d’inhibition
IV.4.1.1. Extrait éthanolique des feuilles de Balanites aegyptiaca
IV.4.1.2. L’Acide ascorbique
IV.4.1.3. Concentration inhibitrice 50%
IV.4.1.4. La concentration efficace 50%
IV.4.1.5. Pouvoir anti-radicalaire (PA)
V. DISCUSSION
V.1. Activité anti-inflammatoire
V.2. Activité antioxydante
CONCLUSION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

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