Syntheses des facteurs conditionnels du tarissement dans le bassin

Le Sud-est du Sénégal dispose d’importantes ressources en eau : il est drainé par le fleuve Gambie sur 80% de sa superficie, la Falémé sur 18% et bénéficie d’une pluviométrie abondante avec des hauteurs d’eau comprises entre 1000 et 1300 mm par an (Dione J A, 1996). Seulement, le Sud-est du Sénégal connait depuis les années 1970 une diminution progressive de la pluviométrie, déficit pluviométrique qui a eu de nombreuses incidences sur le milieu naturel : il a modifié les paysages et perturbé le fonctionnement des réseaux hydrographiques du pays. A ce facteur naturel s’ajoutent d’autres anthropiques tels que les feux de brousse, les coupes abusives d’arbres etc.…. Ces deux facteurs (déficit pluviométrique et actions anthropiques) ont pour conséquences :
– La baisse du niveau des nappes et la disparition de certains points d’eau.
– La diminution du débit des fleuves et la baisse de l’activité agricole traditionnelle
– La d égradation des sols et du couvert végétal entrainant la disparition ou l a raréfaction de certaines espèces.

Le Tiokoye, situé entre les latitudes 12°00’ 12°45’Nord et les longitudes 12°10’ 12°45’Ouest, est un affluent de rive gauche du fleuve Gambie qui prend sa source dans les contreforts septentrionaux du Fouta-Djallon à plus de 1000 m d’altitude. Il couvre une superficie de 1250 km² à la confluence avec la Gambie, soit une longueur totale de 95 km. Son bassin s’étend sur deux Etats : le Sénégal et la République de Guinée Conakry. La partie Sud du bassin qui se trouve en Guinée présente peu d’informations. Le Tiokoye est équipé d’une seule station hydrométrique installée au Pont routier entre Kédougou et Salémata. Cette station est crée en 1971, et a de nombreuses lacunes sur les relevés hydrométriques. Le bassin versant du Tiokoye se trouve dans deux zones : guinéenne et soudanienne qui sont bien drainées et arrosées. Les facteurs de l’écoulement, les crues et étiages dans le bassin versant du Tiokoye ont été étudiés par Sagna M. en 1991 et Gaye M. en 1992 dans le cadre de mémoires de maîtrise. Ces travaux étaient axés sur les modalités de l’écoulement superficiel, sur les formes extrêmes de l’écoulement (les crues et étiages) mais n’avaient pas spécifiquement étudiés le tarissement. L’étude du tarissement nous permet d’élargir ces travaux sur les formes extrêmes de l’écoulement en particulier de l’étiage. Ce Travail d’Etude et de Recherche est une contribution à l’étude de l’hydrologie de surface pour une meilleure connaissance des problèmes d’eau au Sénégal oriental.

LES FACTEURS PHYSIQUES DU BASSIN

Présentation du bassin
Le bassin versant du Tiokoye («eau blanche » en mandingue) est situé dans le Sud est du Sénégal entre les latitudes 12°00’ 12°45’ Nord et les longitudes 12°10’ 12°45’ Ouest. Affluent de rive gauche de la Gambie (carte 1), le bassin versant couvre une superficie de 1264 km² à la confluence soit 1,6% de la superficie totale de la Gambie et s’étend sur deux Etats le Sénégal et la République de Guinée Conakry. Le cours principal dessine un écoulement temporaire de la source jusqu’aux environs du petit village de Hamdallaï au-delà l’écoulement devient permanent (Sagna M, 1991). Ses principaux affluents sont : le Sâmouka, le Diougol sur sa rive gauche et le Woungourou sur sa rive droite. Ils ont un écoulement temporaire. Le Tiokoye mesure 95 km de long et est contrôlé par une seule station hydrométrique créée en 1971. Elle se situe au Pont routier entre Kédougou et Salémata.

La géologie et l’hydrogéologie

La géologie du bassin versant du Tiokoye est indissociable de celle de la région de Kédougou et des contreforts septentrionaux du Fouta –Djallon .

Cette région appartient au domaine du socle et de sa couverture paléozoïque qui sont des formations anciennes et constituées essentiellement par : des grés, des quartzites, des schistes et pélites, de roches vertes, des granites et dolérites (Michel P, 1973) Dans ces formations, les aquifères sont discontinus et la perméabilité n’est influencée que par des phénomènes tectoniques et d’altération. La carte des zones de perméabilité (carte 4) empruntée à Sagna a été dressée à partir de la classification hydrogéologique des hauts bassins du Sénégal et de la Gambie d’après les travaux de l’ORSTOM devenu IRD (tableau 3). Il résulte de cette carte que dans le bassin versant du Tiokoye on a les formations du groupe P2, P3, P5, P6 et P7. Sur ces formations les roches sont souvent imperméables, l’infiltration n’est possible qu’à des endroits où la roche est fissurée ou altérée. C’est le cas des nappes situées dans les pélites de Neppen Diakha dans le Sud-est du bassin sur la frontière Sénégaloguinéenne et dans les grés quartzites de Salémata (Martin A, 1962). En revanche, on trouve une nappe assez bien alimentée dans les grés argileux de Tiankoye dans le Nord-ouest du bassin (Sagna M, 1991).

Les sols et la végétation

Les sols et la végétation sont d’autres paramètres de base de l’écoulement qui dépendent du climat (Coly A, 1996).

Les sols 

Les sols nous renseignent sur la capacité des différentes couches superficielles à comporter des réserves en eau importantes (Lô H.M, 1984). Celles-ci dépendent de l’épaisseur des sols, de leur degré d’évolution mais aussi de leur porosité. Dans le bassin versant du Tiokoye, on observe quatre grandes familles de sols caractérisés par une perméabilité réduite. Il s’agit :
-Des sols minéraux bruts : ces sols sont pauvres, superficiels et très squelettiques. Ils se localisent sur les plateaux et collines.
-Des sols alluviaux : leur texture est argileuse ou argileu- sableuse. Ces sols se situent dans la plaine alluviale.
-Des sols ferrugineux tropicaux et les sols ferralitiques : les sols ferrugineux tropicaux sont de couleur rougeâtre due à la décomposition des composants ferriques. Leur texture est sableuse en surface et plus ou moins argileuse en profondeur. Les sols ferralitiques ont une bonne porosité, ils sont présents au sud du bassin.
-Des vertisols : ce sont des sols argileux qui se localisent dans les cuvettes de décantation. Dans l’ensemble, les sols ferrugineux tropicaux et les vertisols sont peu perméables, les sols alluviaux présentent des limites par leur perméabilité réduite.

La végétation

La répartition de la végétation est dictée par la topographie du terrain et les types de sols. La végétation quand elle est abondante, elle empêche l’érosion hydrique et protège les cours d’eau des sapements latéraux. Par ses feuilles, elle peut intercepter une partie de la pluie réduisant ainsi l’efficacité des averses et créer un microclimat en entretenant une humidité réduisant les valeurs de l’eau évaporée. Par ses racines, elle peut pomper l’eau contenue dans les nappes pour la restituer par la suite à l’atmosphère. Par son humus, elle peut entretenir des micro-organismes et accroître la porosité des sols et leur capacité de rétention (BA, 1996). Dans le bassin versant du Tiokoye la couverture végétale est dominée par une savane boisée à arborée. On y trouve les espèces suivantes : Pterocarpus erinaceus (ven), Borassus flabellifer (rônier), Bombax costatum, Indigofera leptoclada, l’Acacia sénégal (verék), Oxythenanthra abyssinica (bambou), Dichrostachys glomerata (sint) etc.… Depuis quelques années on constate une dégradation du couvert végétal ; dégradation liée à la péjoration climatique mais surtout aux actions anthropiques telles que les coupes abusives du bois et les feux de brousse. Les sols et la végétation sont intimement liés, leur évolution dépend directement du climat.

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Table des matières

INTRODUCTION GENERALE
METHODOLOGIE
PARTIE I : SYNTHESES DES FACTEURS CONDITIONNELS DU TARISSEMENT DANS LE BASSIN
CHAPITRE I : Les facteurs physiques du bassin
CHAPITRE II : Les paramètres climatiques du bassin
PARTIE II : ETUDE DU TARISSEMENT ET DES DISPONIBILITES EN EAU
CHAPITRE III : Le régime, les crues et étiages
CHAPITRE IV : Etude du tarissement
CHAPITRE V : Les disponibilités en eau
CONCLUSION GENERALE

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